La pierre
Le contexte topographique en montagne peut apporter de nombreuses contraintes. Notamment sur les matériaux à utiliser pour le soubassement (je passe ici sur la nécessité de modifier nos règles d’urbanisme et les manières d’habiter pour éviter d’avoir à créer des soubassements « habitables »).
L’utilisation de matériaux biosourcés en soubassement est très difficile voire impossible (gros œuvre, isolation, étanchéité).
Si nous devons réduire l’utilisation du béton (cf Thermique & plus) alors il va falloir remettre au goût du jour la pierre porteuse. Dans ce projet, l’espace créé est utilisé comme un espace tampon et permettra la création d’une cave « à l’ancienne ». La pierre sera laissée apparente , il n’y aura pas d’étanchéité appliquée sur le mur, ni même d’isolant, les pierres sont toutes issues de la « déconstruction ». L’utilisation d’un mortier de chaux servira à l’assemblage des pierres entre elles.
Après l’avoir expérimenté, ces techniques sont pertinentes sur la ressource : environ 40 % d’économie à comparaison d’un ouvrage similaire en béton (en ne comptant que l’économie entre chaux et ciment, car nous diminuons de 100% l’usage de ferraillage) et en ne comptant que la couche porteuse car dans le cas d’un ouvrage enterré classique, en plus du béton, vous avez de l’étanchéité, des hourdis et certainement un doublage de finition. L’économie de matière est donc énorme !
Le « problème » (dans la logique constructive actuelle) est une nouvelle fois la main d’œuvre (1 à 2 mois pour la réalisation de l’ensemble alors que deux petites semaines auraient suffit pour le même ouvrage en béton).
L’expérimentation est néanmoins plus que concluante, il est très plaisant de réaliser un mur en ‘ »une » couche. Dès la phase gros œuvre, le mur est fini, la matière est mise en valeur et l’impact est très fortement réduit.
L’impact Co2 d’un soubassement est difficile à réduire et le plus simple serait de s’en passer. Ou de le limiter pour des usages spécifiques : Caves, ateliers, des espaces non chauffés idéalement.
Les fondations cyclopéennes
ATTENTION : ces techniques ne sont pas couvertes par des DTU. Il ne faut pas prendre à la légère toutes les problématiques liées à des éléments porteurs.
Les fondations cyclopéennes (ou romaines) on été qualifiées de la sorte car les blocs de pierre qui les composaient étaient gigantesques (plusieurs m3), les grecs classiques (-500 JC) se demandaient bien comment leurs ancêtres avaient pu construire ces trucs, et faute de trouver l’explication en avaient conclu que ces vestiges mycéniens avaient été construits par des géants : des cyclopes.
Pourquoi l’utilisation de cette technique est selon moi « Low-Tech »?
Car de toutes les techniques qui existent pour réaliser des fondations, c’est l’une des plus simples et des moins consommatrices de matière. Elle pourrait être 100 % locale dans un monde où les petits fours à chaux de « proximité » reprendraient du service. Au delà de la chaux, ce type de fondation est composé de blocs de pierre que vous pouvez avoir sur votre chantier.





