Le bois

Le plus simple des sujets ?

Dans tous les cas c’est sur ce matériau que nous misons la majorité de la décarbonation du secteur de la construction. En revanche, si nous poussons un peu la réflexion, pas sûr que de passer du TOUT béton au TOUT bois résolve TOUS nos problèmes. La question des volumes disponibles est potentiellement plus importante que le problème engendré par l’utilisation du matériau. Complexité, toujours.

Dans tous les cas, nous avons un avantage en Haute Savoie pour cette « transition », nous avons du bois, des bucherons, des scieries et des artisans qualifiés pour travailler ce bois. Cet avantage est malheureusement en train de se réduire. Les petits scieurs ont du mal à résister aux « méga scieries ». Le contexte normatif évolue et il est difficile d’utiliser du bois de la scierie du coin à l’heure où tout doit être contrôlé et contrôlable (résistance, traitement contre les insectes).

Pour preuve dans la vallée des Aravis où j’habite, il y avait plus de 50 scieries au siècle d’avant et nous n’en avons plus qu’une seule en activité aujourd’hui…

La filière bois locale en voie d’extinction?

Si nous voulons garder actif l’ensemble de la chaine de transformation d’un arbre en bois de construction, il va falloir se « réveiller » et inverser la tendance rapidement car nous misons le futur de la construction sur une activité que nous sommes entrain de détruire aujourd’hui. Paradoxal…

Pour le projet ci dessous, les choix ont été les plus radicaux possibles : Les seules essences qui seront utilisées sur le chantier seront des essences travaillées par la scierie locale. Coup de chance, cette scierie est dans une vraie démarche de cohérence et se fournit exclusivement en épicéa (le plus local possible) et en mélèze (de Maurienne ou des Hautes Alpes).

Ça c’était pour le bois que nous avions besoin d’acheter. Mais l’histoire de ma famille va rajouter une touche de sens particulière à ce projet. Cette histoire était encore courante et logique il y a peu de temps dans nos villages de montagnes. Mes grands parents avaient des parcelles de bois dans les forêts alentours, qu’ils avaient eux même hérité de leurs parents. Traditionnellement, mon grand père coupait quelques épicéas de temps en temps ; il demandait à une scierie mobile de venir débiter le bois en plateaux de 6 cm d’épaisseur. Puis il stockait ce bois pour le jour où lui, ou une personne de sa famille en aurait besoin. Il est mort avec ce bois dans la grange. Mais j’étais particulièrement heureux de pouvoir l’utiliser pour la construction de cette maison. Toutes les ossatures porteuses (et bien plus) sont faites à partir des bois familiaux qui ont été retravaillé à la bonne largeur par la scierie locale. Même si cela est marginal aujourd’hui, ces pratiques étaient la norme il y a peu de temps et faisaient sens. Récolter un peu chaque année pour permettre un jour d’utiliser un stock suffisant pour la construction d’une maison entière… Logique.

Provenance

Dans le but de pouvoir comprendre s’il est possible de réaliser une construction en bois local de nos jours, nous avons effectué tout au long du chantier un travail de traçabilité important. Les résultats présenté ci contre nous montre que plus de 85% des bois utilisés proviennent de la vallée des Aravis…! Un résultat dont nous sommes fier puisque à l’heure actuelle et si vous ne faites pas particulièrement attention, la provenance des bois est mondiale.

Le principal problème identifié est que vous avez beaucoup moins de choix possibles quand vous décidez de travailler avec la scierie locale… Il devient donc important de repenser la diversité de choix réellement possible si nous travaillons qu’avec du bois local.

Certes, nous avons moins de choix possibles mais nous allons redécouvrir le plaisir de la spécificité locale et de l’essence de bois du coin. Ceci pourrait nous sortir de la grande uniformisation des constructions de notre époque…

Provenance

Dans le but de pouvoir comprendre s’il est possible de réaliser une construction en bois local de nos jours, nous avons effectué tout au long du chantier un travail de traçabilité important. Les résultats présenté ci contre nous montre que plus de 85% des bois utilisés proviennent de la vallée des Aravis…! Un résultat dont nous sommes fier puisque à l’heure actuelle et si vous ne faites pas particulièrement attention, la provenance des bois est mondiale.

Le principal problème identifié est que vous avez beaucoup moins de choix possibles quand vous décidez de travailler avec la scierie locale… Il devient donc important de repenser la diversité de choix réellement possible si nous travaillons qu’avec du bois local.

Certes, nous avons moins de choix possibles mais nous allons redécouvrir le plaisir de la spécificité locale et de l’essence de bois du coin. Ceci pourrait nous sortir de la grande uniformisation des constructions de notre époque…